30 April 2014

Une journée ensoleillée en mars au « Amsterdamse Poort »



Bijlmerplein.
Le soleil brille comme prévu. Une vingtaine de degrés, ce n'est pas si mal pour le 20 mars.
Je ferme mon laptop et me dirige vers la sortie.
Devant moi marchent des collègues dont une personne singulière.

M. ING.
Vêtu d'un costume, il respire la confiance.
« M. ING », c'est le nom que je donne à ce type de personnages.
Sans eux, la banque cesserait d'exister.
Imaginez que tous les employés soient comme ce M. ING. Quelle serait l'ambiance ?
En effet, nous ne pouvons pas tous être des dirigeants. Il faut qu'il ait des exécutants,
motivés, bien entendu.
Enfin, je quitte le bâtiment et j'erre un peu sans but.

Je constate donc j'existe.
Je trouve alors ma place. J'embrasse la foule du regard, mangeant des sandwichs, ayant emporté leur casse-croûte ou prenant un repas chaud,
rechargeant leurs batteries, chacun à sa façon.
Observer les gens est un jeu amusant. Tout à coup, mon oeil tombe sur un rideau fluorescent.
Il bouge et a la forme d'un être humain, d'un vieil homme. Impossible de ne pas le remarquer mais tout le monde semble l'ignorer.
Tout à coup, il y a un scooter électrique à côté de lui avec une personne de couleur en selle.
Ils se parlent s'aidant de leurs mains et de leurs pieds et je le constate.
Je me demande si ce ne seraient pas des sans-abris. Ou alors des artistes peut-être ?
Bah, je décide que ce sont des gens.

Paramaribo.
Les deux compères prennent congé l'un de l'autre et l'homme de couleur se dirige vers moi sur son scooter pour s'arrêter devant moi.
« Quel soleil, pas vrai ? », dit-il et il poursuit … « Vous ne portez pas de veste, n'est-ce pas ? Avec mes muscles, je ne pourrais pas. »
« Je suppose que vous êtes habitué à d'autres températures ? »
L'homme me tend résolument la main et pendant que je la serre entre les miennes, je comprends qu'il est heureux que je le comprenne.
« Il y a quelque temps, mon fils m'a offert un billet pour Paramaribo.
Et vous savez quoi, mes douleurs aux muscles ont disparu... »

Kentucky Fried Chicken.
Nous échangeons quelques mots lorsque soudain, son regard se fixe par dessus mon épaule sur le Kentucky.
« Hé si vous me donnez quelque chose à manger, je serai totalement satisfait… »
Je laisse sa remarque agir quelque peu sur moi…
« Je n'ai pas de sous ! » lui dis-je, ce qui est tout à fait vrai, « mais notre contact spirituel était également très nourrissant, vous ne pensez pas ? »
L'homme m'offre un large sourire et je dis au revoir à une belle âme. Quelques secondes plus tard, je passe la porte du bureau.
Devant moi, je distingue les traits d'une personne, de M. ING.
Il est de retour de sa pause.
Je n'ai jamais rencontré cet homme auparavant et là je le croise deux fois !
Et entretemps, j'ai pu rencontrer d'autres personnes.

C'est beau, n'est-ce pas ?

A sunny day in March at “Amsterdamse Poort”



Bijlmerplein.
The weather forecast was right - the sun is shining. Around 20 degrees isn't bad for 20 March, is it?
I lock my laptop and a bit later, walk towards the exit.
Some colleagues are walking in front of me and one of them rather stands out.

Mr ING.
He is wearing a suit and exudes self-confidence.
I like to call his sort “Mr ING”.
Without men like him, the bank would cease to exist.
Just imagine what it would be like if all staff were the same as our Mr ING.
After all, we can't all be leaders. Someone's got to do the everyday jobs.
Of course, they do need to be motivated.
Anyway, I walk outside and wander around aimlessly.

I observe, therefore I am.
Then I find my place. I watch the crowds. Eating sandwiches, a packed lunch or a hot snack.
Gathering energy, everyone in their own way.
People-watching is fun. Suddenly, a fluorescent curtain catches my eye.
It's moving and is shaped like a person. An elderly man. He stands out, but everyone seems to be ignoring him.
Suddenly, a dark-skinned man on a mobility scooter appears before him.
They are gesturing towards each other and I observe.
I wonder if they are homeless? Or something else? Artists maybe?
Oh, they're just people, I decide.

Paramaribo.
The two say goodbye and the dark-skinned man rides up to me.
“Lovely sun, eh?”, he says and then continues “You're not wearing a coat, are you? I couldn't do that with my muscles.”
“I suppose you're not used to these temperatures?”
The man resolutely offers me his hand and while I shake it, I realise that he is pleased that I understand him.
“My son bought me a ticket to Paramaribo a while ago.
And you know what? My muscles felt a whole lot better...”

Kentucky Fried Chicken.
We chat away and suddenly he looks past me at KFC.
“Hey man, if you get me something to eat now, I'll be really happy…”
I let his remark sink in...
“I haven't got any dough man!”, I answer entirely truthfully, “But our mental contact was really nourishing, wasn't it?”
The man grins from ear to ear and I say goodbye to a fine person. A couple of minutes later, I walk into the office.
I suddenly notice a person in front of me. It's Mr. ING.
Back from his lunch break.
I'd never seen this man before today, and now I've seen him twice!
And I was lucky enough to meet some other people in between.
Isn't that nice?

The New Way of Working



Do you ever get that feeling of irritation on the train or at work?
Because someone is sitting eating an apple opposite you?
Or making annoying noises?
I sometimes get that feeling at work.
When a colleague bashes away at his keyboard as if he were trying to make holes in it, for instance.
That drives me mad and I'm not quite sure why.
Am I so on edge that my nerves are exposed?
Do I have hypersensitive dendrites?
It is what it is and I can live with that.

Working where it's quiet
Luckily, we can work from home every now and then.
I switched my laptop on at home this morning to prepare for the working day that lay ahead.
I checked my calendar and email in peace and quiet whilst eating a cracker.
All of a sudden my daughter appeared with her laptop and sat down to do her homework.
There we were enjoying time together at the breakfast table.

Rhythm
After a while, when I'd almost finished my coffee, my daughter had warmed up.
She really got going. She typed and typed. Paragraph after paragraph.
As she was typing, it seemed as if she were trying to make holes in the keyboard.
And what about me?
My rhythm was completely disrupted.
I started to feel hot. My coffee cup seemed like it was moving and my calendar started to make appointments of its own accord.
Completely put off, I gathered my things, said goodbye and left my peaceful workplace.
I went in the car rather than on the train. No unexpected sounds.
Simply going to work, to that familiar environment.
Luckily, we can work in the office every now and then.

Le travail nouvelle formule



Connaissez-vous ce sentiment ? Cette agitation qui s'empare de vous soudainement quand vous êtes dans le train ou au travail ?
Parce que quelqu'un assis à côté de vous mange une pomme ?
Ou fait de petits bruits irritants ?
Ça m'arrive parfois au travail.
Quand un collègue tape sur son clavier comme s'il voulait passer à travers.
C'est plus fort que moi. Et je ne sais pas pourquoi.
Suis-je à ce point tendu que mes nerfs sont à fleur de peau ?
Mes dendrites sont-elles trop sensibles ?
Les choses sont ce qu'elles sont et je peux faire avec.

Enfin un peu de calme
Fort heureusement, nous avons de temps à autre la possibilité de travailler à domicile.
Ce matin, j'ai allumé mon portable à la maison pour préparer la journée de travail à venir.
J'ai contrôlé en toute quiétude mon agenda, j'ai vérifié mes e-mails et j'ai mangé mon cracker.
Ma fille m'a ensuite rejoint avec son portable pour faire ses devoirs.
Et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés tous les deux à partager un bon moment autour de la table du déjeuner.

Cadence
Une petit moment plus tard, alors que j'avais presque fini mon café, ma fille tournait déjà à plein régime.
Elle était emportée par son travail. Elle tapait et tapait. Alinéa après alinéa.
Elle tapait et on aurait dit qu'elle voulait passer à travers le clavier.
Et moi dans tout ça ?
Ma cadence était fortement perturbée.
J'ai eu un coup de chaud. Ma tasse de café semblait bouger et mon agenda commençait même à fixer des rendez-vous tout seul.
Totalement perturbé, j'ai remballé mes affaires, j'ai pris congé de ma fille et j'ai quitté mon poste de travail si paisible.
Pas en train, mais en voiture. Aucun bruit inattendu.
Simplement me rendre au travail, dans ce cher environnement familier.

Fort heureusement, nous avons de temps à autre la possibilité de travailler au bureau.

Het nieuwe werken



Ken je dat gevoel? Dat je weleens onrustig wordt in de trein of tijdens het werk?
Omdat er iemand tegenover je zit die een appel eet?
Of irritante geluidjes maakt?
Ik heb het soms op het werk.
Als er een collega zit te rammen op het toetsenbord alsof hij er doorheen moet.
Ik kan daar niet tegen. En wat er de oorzaak van is durf ik niet te zeggen.
Ben ik zo gespannen dat mijn zenuwen bloot liggen?
Zijn mijn dendrieten overgevoelig?
Het is wat het is en ik kan er mee leven.

Daar is rust.
Gelukkig kunnen we zo nu en dan thuis werken.
Vanmorgen zette ik thuis mijn laptop even aan om de komende werkdag voor te bereiden.
Ik controleerde in alle rust mijn agenda, checkte mijn e-mail en at tussendoor mijn cracker.
Mijn dochter meldde zich plotseling met de laptop om haar huiswerk te maken.
En zo zaten we gezellig samen aan de ontbijttafel.

Cadans.
Na een poosje, ik had mijn koffie bijna op, kwam mijn dochter op temperatuur.
Ze raakte in een flow. Ze tikte en tikte. Alinea na alinea.
Ze tikte en het leek wel of ze er doorheen moest.
En ik?
Mijn cadans werd flink verstoord.
Ik kreeg het warm. Mijn kopje koffie leek te bewegen en mijn agenda begon spontaan afspraken te maken.
Totaal van slag pakte ik mijn spullen, nam afscheid en verliet mijn rustige werkplek.
Niet met de trein maar met de auto. Geen onverwachte geluiden.
Gewoon naar het werk naar de vertrouwde omgeving. 

Gelukkig kunnen we zo nu en dan op kantoor werken.